• ACTUALITES SPEECIALES EL HADJ CHEICKH SONTA KHALIFE GENERAL DE LA TIDJANIYA EN CÔTE D'IVOIRE

    Cheick El hadj Moustapha SONTA (Khalife Général des Tidjanis en Côte d’Ivoire) : “Il faut revoir les comportements”

    II-167

    jeudi 15 janvier 2009 par younouss

    Je formule les vœux les meilleurs pour cette année nouvelle 1430/2009. D’abord, mes vœux je les formule à l’endroit du premier responsable des musulmans (le Cheick El AÏma Boikary Fofana), à tous les guides religieux et à tous les présidents d’associations en Côte d’Ivoire.

    Mes vœux, je les formule de façon particulière à tous les Tidjanis toutes tendances confondues ainsi qu’à tous les musulmans et toute la population ivoirienne dans son homogénéité. En ce nouvel an, je lance un appel à tous les Tidjanis en guise à la fois de conseil et d’exhortation. Il faut que les Tidjanis se disent qu’on rentre dans une nouvelle année. Pour cela, il faut revoir les comportements pour pouvoir décoller spirituellement parce que si nous sommes assis avec nos défauts, on n’avancera pas spirituellement. Donc, c’est le combat de chacun, voir ses propres défauts au lieu de voir les défauts des autres parce qu’on en a tellement qu’on doit oublier celui des autres pour se combattre, pour se purifier et pour qu’on devienne de bons Tidjanis afin d’évoluer spirituellement. Je souhaite que cette année soit une année de remise en cause de tous les musulmans. Il faut que chacun à son niveau revoit son comportement en faisant un bilan dans l’optique de mieux affronter la nouvelle année. Un bilan pour comprendre et savoir ses défauts et ce qu’on n’a pas pu faire l’année écoulée. Alors qu’on arrive après s’être mis en cause de bien faire cette année et pour les années à venir. Que cette année soit une année de paix et de stabilité pour le pays et de pardon mutuel des uns et des autres. Je demande à Dieu que cette année soit une année de grand pardon, de bonheur et de santé pour les malades. Que Dieu inonde de Sa grâce et de Sa miséricorde tous les musulmans et toute la population Ivoirienne. Pour arriver à cela, il faut qu’on s’aime, qu’on s’entende et surtout qu’on s’entraide et qu’on ait pitié les uns des autres. Qu’on s’aime sincèrement pour que l’Islam puisse avancer.



    younouss

    Articles de cet auteur

     

     


    Sénégal: Cheikh Moustapha Sonta, khalife général des tidjanes de RCI - « le Sénégal est la capitale de la tidjaniya en afrique de l'ouest »

    Babacar Dramé et Oumar Ndiaye

    14 Mai 2008


    interview

    Khalife général de la Tidjaniya en Côte d'Ivoire, Cheikh Moustapha Sonta a été installé en mai 2000 par la famille Cheikh Ahmed Tidjane. Il a été initié à la Tidjaniya à l'age de 18 ans par son père, Cheikh Ibrahima Sonta, grand mukhadam et ancien khalife de la Côte d'Ivoire. Durant son khalifat, Cheikh Moustapha Sonta veut donner à la Tidjaniya ivoirienne un nouveau visage avec la mise en place de plusieurs structures.

    Comment se porte la Tidjaniya en Côte d'Ivoire en terme d'organisation et de dynamisme ?

    Avant mon installation comme khalife général, la communauté Tidjane n'était pas bien structurée. Mais la Tidjaniya existait bien avant en Côte d'Ivoire chez les sénégalais, les maliens, les nigériens, les nigérians. Dès ma désignation comme khalife en mai 2000, nous avons commencé à structurer la Tidjaniya. Bien avant mon installation, les Tidjanes étaient isolés. Chaque Tidjane avec sa famille. Après mon installation, on a placé notre investiture sur la continuité parce que la Tidjaniya existait avant. Au départ, nous avons commencé à travailler avec les autres familles et on a mis en place des structures spécialisées. D'abord on a expliqué la Tidjaniya dans les médias et dans les conférences. Nous avons créé après des structures. La Tarikha Tidjaniya en Côte d'Ivoire est l'organe suprême nationale. Ensuite, les Jeunes musulmans tidjanes de Côte d'Ivoire, la Fondation Tidjane de Bienfaisance. Nous sommes en train de créer l'organisation de la femme Tidjane de Côte d'Ivoire. Avec toutes ces organisations, la Tidjaniya est bien structurée, le dynamisme a pris forme et la Tarikha marche aujourd'hui. Avant, les gens ne connaissaient pas la Tidjaniya. Ils pensaient que c'était une secte, que ce ne sont pas des musulmans. Aujourd'hui, tout le monde sait que la Tidjaniya est une école spirituelle islamique.

    La Côte d'Ivoire est un pays multi confessionnel. Quels sont les rapports que vous entretenez avec les autres religions ?

    Les rapports entre les autres confessions se passent bien. La Tidjaniya est à l'intérieur de l'islam et l'islam est avec le christianisme les deux plus grandes religions de Côte d'Ivoire. Entre les deux, tout marche bien, il n'y a aucun problème. En Côte d'Ivoire, il y a une association qui s'appelle le Forum des religions qui regroupe toutes les confessions et il n'y a aucun problème. De même qu'avec les autorités, les relations sont au beau fixe. La liberté de confession est réelle et chacun est libre de pratiquer sa religion. Il suffit de respecter les lois du pays et les autorités. La Tidjaniya se trouve dans l'organisation qui regroupe tous les musulmans de Côte d'Ivoire. Le Conseil supérieur des Imams de Côte d'Ivoire (Cosim). Le président de cette structure s'appelle Cheikh Aboubacar Fofana. Moi, je suis un de ses conseillers, je siège dans le bureau national du Cosim. Il y a toutes les tendances musulmanes dans le Cosim. Il y a aussi le Conseil national islamique de Côte d'Ivoire. C'est le CNI qui regroupe les musulmans de chaque région. Il y a aussi les structures qui regroupent les femmes, les jeunes, les cadres musulmans. Le Cosim reconnaît la Tidjaniya.

    La Tidjaniya a plusieurs pôles répartis dans le monde. Comment se portes les rapports avec ces autres pôles ?

    Les rapports se passent bien. C'est surtout dans les colloques qu'on se rencontre. Tous les pôles de la Tidjaniya se rencontrent dans ces colloques. Les khalifes généraux de la France, de l'Italie, de l'Amérique latine. La Tijaniya a couvre le monde entier. Il y a aujourd'hui 400 millions de Tidjanes dans le monde. C'est un chiffre officiel donné lors du dernier forum de Fez. En Côte d'Ivoire, nous voulons organiser un grand forum international sur la tarikha Tidjane. On veut inviter tous les pôles de la Tidjaniya de l'Afrique de l'Ouest. On va essayer d'échanger pour répandre la Tijaniya. On veut que la Côte d'Ivoire soit le tremplin de la Tidjaniya en Afrique occidentale.

    Et vos rapports avec les pôles sénégalais de la Tidjaniya et la famille de Cheikh Ahmed Tidjane ?

    On considère le Sénégal comme la capitale de la Tidjaniya en Afrique de l'Ouest. C'est à travers le Sénégal qu'on a bien connu et apprécié la Tidjaniya. En Côte d'Ivoire, nous avons de bons rapports avec toutes les familles tidjanes sénégalaises réparties en Côte d'Ivoire. La famille de Seydi Elhadji Malick Sy de Tivaouane représente pour nous une référence pour le rôle qu'elle a joué dans l'organisation de notre communauté. Il en est ainsi également de la famille de Cheikh Omar Foutiyou Tall, celle de Médina Gounass et des Niassène. Nous avons en projet de mettre en place un Conseil des Mukhadams en Afrique de l'Ouest. Nous avons déjà l'agrément de la Tidjaniya de Côte d'Ivoire. Ce conseil va regrouper tous les mukhadams qui veulent se reconnaître dans ce conseil. S'agissant des rapports avec la famille de Cheikh Ahmed Tidjane, ce sont eux nos maîtres. Sans Cheikh Ahmed Tidjane, il n'y aurait pas de Tidjaniya. J'ai été installé de façon officielle par cette famille. C'est pourquoi, j'ai de bonnes relations avec cette famille. Celle qui se trouve à Fez au Maroc, à Aïnou Mady en Algérie ou celle du Sénégal à Pikine. Je rends visite à toutes ces familles pour leur rendre compte du travail qu'elles m'ont confié en Côte d'Ivoire.

    La Côte d'Ivoire vient de sortir d'une crise. Comment la communauté Tidjane l'a vécue ?

    La communauté Tidjane a vécu cette crise comme tout le monde mais de façon spéciale. Nous l'avons vécue comme une épreuve de Dieu. Quand une épreuve de Dieu arrive, cela tombe sur tout le monde. Maintenant c'est aux Tidjanes de savoir s'y prendre, de savoir ce confier à Dieu et de faire un repentir sincère. Quand il y a une épreuve de ce genre, c'est que Dieu n'a pas apprécié certains comportements. Nous avons prié et demandé à Dieu de nous pardonner et de faire revenir la paix. C'est dans cet esprit que les Tidjanes ont vécu cette crise. Tous les jours, nous avions prié. Si j'avais les moyens, j'aurais demandé à tous les khalifes généraux de la Tijaniya de prier pour arrêter la crise. On va continuer de prier pour les élections à venir

    La Côte d'Ivoire et le Sénégal entretiennent de bonnes relations. Quel peut-être l'apport de la Tidjaniya dans ces rapports ?

    Ce que la Tidjaniya peut apporter dans ces relations, c'est de faire davantage qu'il ait de bonnes relations entre les deux pays. Il y a beaucoup de sénégalais en Côte d'Ivoire et des ivoiriens au Sénégal. En Afrique, chacun de ses fils doit pouvoir vivre dans n'importe quel pays. L'Afrique est une grande famille. C'est ainsi qu'on vit l'union africaine. Par exemple, j'ai quatre épouses. Une qui est d'origine malienne, une autre d'origine sénégalaise mais ivoirienne. Une autre d'origine guinéenne et l'autre ivoirienne. C'est cela l'intégration africaine.

    Quel message lancez -vous aux Tidjanes sénégalais ?

    Liens Pertinents

    La Tidjaniya est basée sur Dieu. Il faut que la base reste Dieu. Nous sommes Tidjanes parce que nous sommes musulmans. Il faut parfaire notre islam et devenir un homme de Dieu. Pour devenir un homme de Dieu, il faut se rapprocher de Dieu. C'est comme cela que nous serons un waliyoula. Pour le devenir, il faut être sincère, respecter la hiérarchie des Cheikhs. Il faut que les Tidjanes aiment tous musulmans et même les autres pratiquants des religions révélées. C'est à partir de cet amour que la Tidjaniya aura la place souhaitée par Cheikh Ahmed Tidjane.

     

     

     

    Abidjan.net Actualités > Fraternité Matin

    Religion : Pour la promotion de la Tidjania


     

     

     

     mardi 24 mars 2009 - Par Fraternité Matin

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    © Abidjan.net par Prisca
    Samedi 11 août 2007, grande mosquée de la Riviera Golf. Le président du Conseil supérieur des imams (COSIM), Cheick Aboubacar Fofana rencontre la communauté musulmane. Tour à tour, les communautés chiite, sunnite, tidjani, les dignitaires religieux des villes de l’intérieur et des pays membres de la CEDEAO, les prédicateurs, les maîtres des écoles confessionnelles, les femmes et la jeunesse musulmane échangent avec les imams sur l`amélioration de l`organisation du Hadj. Photo: le Cheick Moustapha Sonta, calige général des Tidjanis

    L’association de la Tariqua Tidjani de Côte d’Ivoire (Tci) a procédé dimanche dernier au lancement de ses activités. Et c’est la grande mosquée de la mairie I d’Adjamé qui a abrité cette cérémonie, en présence de plusieurs chefs religieux. L’objectif, selon le président de la Tci, M. Ben Ouattara est « de faire connaître la Tidjaniya dans son esprit et dans ses pratiques aux autres croyants musulmans et non musulmans ». Il a indiqué qu’il s’agira également pour l’association d’œuvrer pour la promotion et la sauvegarde de l’Islam en général et de la Tidjaniya en particulier en Côte d’Ivoire et partout ailleurs. Ce, en entretenant des relations fraternelles avec toutes les associations et communautés spirituelles musulmanes, non nationales ou étrangères. Le Khalif général, l’Imam Cheick Moustapha Sonta, a lui, souligné que la Tidjaniya est une organisation qui se veut disciplinée. C’est pourquoi, il a exhorté les membres au respect des uns et des autres, et à servir Dieu rigoureusement, mais surtout à être disciplinés. Le Cheick Bouakary Fofana, président du Cosim (Conseil supérieur des Imams) a félicité et encouragé les initiateurs. Il les a invités à être de bons Tidjani, et de rester unis, comme Dieu le demande.

    Grâce Ouattara


         

    Messages de remerciements à SM le Roi des adeptes de la Tariqua Tijania en Côte d'Ivoire

     

    Rabat - Le Président de la Fondation Tijane ivoirienne de bienfaisance, M. Konate Dramane, et le Khalife général des Tijanes de Côte d'Ivoire, M. Sonta Moustapha, ont adressé à SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, des messages de remerciements suite à la tenue, récemment à Fès, du forum des adeptes de la Tariqua Tijania.

    Féstival de la Tijania à fés

    Dans son message, M. Dramane écrit qu'en associant sa fondation à "la tribune d'exaltation des valeurs d'amour, de générosité et de charité", qu'a constitué ce forum, le Souverain confirme que "le développement de l'homme fait partie intégrante du soufisme".

    Il a imploré, à cette occasion, le Très Puissant de préserver SM le Roi et de L'assister dans Sa noble mission de commandeur des croyants.

    Pour sa part, le Khalife général des Tijanes de Côte d'Ivoire, M. Sonta Moustapha a exprimé, dans son message, en son nom et en celui de la délégation ivoirienne, sa profonde gratitude à SM le Roi qui s'est investi personnellement dans "la promotion des valeurs d'amour, de paix et d'humanisme que recèle la Tariqua de Seydna Cheikh Hamed Tidjani".

    Il a imploré le Très Haut de combler le Souverain et de L'assister dans Sa noble mission de commandeur des croyants.

     

    MAP

    Vendredi 13 Juillet 2007

     

     

     

     

     

     

     

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    Voyage aux sources de la Tidjiania : Montrer le vrai visage de l’Islam

    mercredi 6 décembre 2006.

     

    Du 23 au 28 novembre derniers, l’Algérie a accueilli une grande rencontre scientifique et spirituelle de la Tidjania. Un colloque, des visites et des prières ont meublé ce voyage dans le berceau de l’ordre spirituel, religieux et politique fondé par Cheikh Sidi Ahmed Tidjani il y a 224 ans.

    Les adeptes de la Tidjania qui n’ont pour seule référence que le Maroc, pays où le fondateur de la tariqa (voie) s’exila en 1799 et où il mourut en 1815, devraient aussi visiter l’Agérie. A l’issue du séjour que beaucoup d’entre eux ont effectué dans le sud et d’autres régions de l’Algérie, à l’invitation du ministère des Affaires religieuses et des waqfs, il est évident que l’Algérie n’est pas seulement le berceau mais aussi un foyer intense de la Tidjania, à travers les zaouias, ces institutions qui réunissent en leur sein spiritualité, enseignement et oeuvres caritatives.

    Au cours du colloque, tenu du 23 au 25 novembre à l’université de Laghouat, dans le sud, à 400 km d’Alger, presque tout a été dit sur l’histoire et le devenir de cette confrérie née dans le désert algérien et qui rayonne aujourd’hui au quatre coins du monde. On prête à la Tidjania quelque 200 millions de membres, et il suffit de voir la diversité des nationalités présentes aux rencontres de Laghouat pour comprendre sa dimension universelle.

    Les participants, venus d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Amérique, ont d’ailleurs évoqué cette Tidjania qui a "réussi à réunir autour d’un même idéal des hommes évoluant dans des civilisations différentes, parlant des langues ou idiomes différents, affichant des niveaux intellectuels disparates allant du bédouin analphabète à l’universitaire européen ou américain".

    Et comme l’a rappelé le président algérien dans un message adressé aux conférenciers, "le secret de l’expansion de cette confrérie réside, en premier lieu, dans l’authenticité de son patrimoine spirituel puisé dans la tradition du Prophète".

    "Les musulmans ont protégé les chrétiens et les juifs"

    Paix et tolérance sont les vertus essentielles véhiculées par la Tidjania. Dans le contexte algérien où l’intégrisme a conduit à une guerre civile, ces valeurs ont une portée particulière. Le président Bouteflika n’a pas manqué de le souligner : "L’Islam rejette l’intégrisme et la contrainte, et combat l’extrémisme et la violence sous toutes leurs formes".

    Même discours du Premier ministre, Abdelaziz Belkhadem, qui a fait le déplacement pour présider la cérémonie d’ouverture du colloque. "Les musulmans ont toujours fait preuve de tolérance et ont protégé les chrétiens et les juifs après la chute de Grenade", a-t-il indiqué.

    La conférence avait donc pour objectifs, entre autres, de mieux faire connaître l’Islam et son caractère pacifique. Le ministre des Affaires religieuses et des waqfs, Bouabdellah Ghlamallah, l’a relevé tant dans son discours inaugural qu’au cours d’une conférence de presse. Il a insisté sur le fait que "l’Islam est la paix, la tolérance, même si on lui attribue le terrorisme comme une nature".

    La mondialisation et son impact sur les musulmans était donc au coeur des discussions. Pour mieux s’accomplir dans "une époque marquée par des contradictions et par les tentatives d’aliénation des valeurs saines de l’Islam", selon les mots du président Bouteflika, les musulmans doivent "mettre en relief les valeurs spirituelles, humaines et esthétiques de leur religion afin de la présenter dans sa véritable image et son authentique essence".

    Les tidjanes ont compris le message, et les recommandations du colloque insistent largement sur la nécessité de montrer le vrai visage de cette religion en corrigeant les clichés et fausses idées véhiculées sur elle. Il a été recommandé aussi l’institution de ce type de colloque, le renforcement des zaouias, l’amélioration de la recherche et des études sur le soufisme, la création d’une banque de données sur la Tidjania et la généralisation de l’éducation spirituelle pour protéger les musulmans des effets pervers de la mondialisation.

    Ferveur religieuse et spirituelle

    Une visite de terrain, du 26 au 28 novembre, a permis aux conférenciers de se rendre compte concrètement de la vie de la Tidjania en Algérie. De Aïn Madhi, ville de sa naissance à Boumssemghoun où il fonda la confrérie après une illumination, Cheikh Ahmed Tidjani est bien vivant dans le coeur et la foi des Algériens. Ces deux localités disposent de zaouias qui accueillent des Tidjanes venus du monde entier. A Boumssemghoun, la maison où le maître se retirait pour ses méditations est bien conservée. Ses disciples ne cachent pas leur fierté en ouvrant la petite salle aux visiteurs. A l’intérieur, un petit lit inconfortable et une corde attachée au mur et à laquelle se suspendait le Cheikh quand il était trop épuisé de prier.

    Presque partout, en Algérie, sont érigés ces hauts lieux de spiritualité que sont les zaouias. Au cours des différentes visites où les participants au colloque ont reçu un accueil chaleureux, les Algériens eux-mêmes, à la vue de la délégation, ont davantage pris conscience du rayonnement de l’Islam dans le monde. Surtout, ils ont pris la mesure de l’importance de l’héritage de Cheikh Ahmed Tidjani qu’ils ont la charge de perpétuer.


    Bilan des participants

    Aboubacar Njiassi Njoya, adjoint du sultan du Bamum (Cameroun) : Je suis venu à ce colloque en tant qu’enseignant de l’Islam. J’appartiens à une vieille famille du Cameroun et au royaume Bamum, la dernière région à avoir embrassé l’Islam vers 1895 à la suite d’une guerre civile. Les cavaliers peuls sont venus aider mon grand-père, le roi Njoya, et en une journée, ils ont écrasé les rebelles. Le roi leur a demandé ce qui faisait leur force ; ils ont montré le Coran en disant : c’est Allah. Depuis ce jour, mon grand-père a abandonné la religion traditionnelle pour embrasser l’Islam. Cela fait 15 ans que j’ai été initié à la Tidjania.

    Ce colloque a été impressionnant. J’ai acquis des éléments nouveaux. A Aïn Madhi, l’esprit de Cheickh Ahmed Tidjani était là. Pour nous, c’était un peu un pèlerinage. L’émotion était immense à tel point que je me suis inquiété par rapport à certains qui diront que le pèlerinage, c’est le Hadj de la Mecque. Certes. Mais quand vous allez chez votre maître, celui dont vous êtes le disciple, c’est un peu un pèlerinage.

    Cheick Moustapha Sonta, Khalif général de la Tidjania en Côte d’Ivoire : La Tidjania se présente en Côte d’Ivoire comme une confrérie normale. Elle était beaucoup isolée. Mais depuis l’an 2000 où j’ai été investi comme Khalif par les petits-fils de Cheickh Ahmed Tidjani, nous avons organisé la Tidjania qui est sortie de l’ombre. Elle a pris de l’ampleur et aujourd’hui, partout en Côte d’Ivoire, on parle de la Tidjania. Dans presque toutes les mosquées, la Tidjania est présente.

    Ce colloque de Laghouat est une de ces rencontres où l’on apprend et voit beaucoup. Cela fait du bien, et en tant que Tidjane, cela nous réconforte dans notre position parce que l’on constate que la Tidjania se trouve partout dans le monde. Souvent, on ignore même qu’elle est présente dans certains pays. Il faut encourager ce type de rencontre. En Afrique noire, nous pouvons aussi créer un cadre d’échanges qui ne fera que du bien à l’Islam et à la Tidjania, en particulier. C’est toujours un plaisir pour moi de participer à ce genre de rencontre.

    Cheickh Ibrahim Moussa Diallo (Congo-Brazzaville) : J’ai éprouvé beaucoup de plaisir à participer à ce colloque. Avec les frères de tous les pays, nous avons eu des échanges fructueux. Au Congo d’où je viens, l’Islam se porte bien grâce surtout aux Africains de l’Ouest qui pratiquent assidûment leur religion tout en menant leurs activités de commerce.

    Les Congolais commencent à s’intéresser beaucoup à l’Islam et à l’embrasser. Il y a quelques semaines, une quinzaine de personnes se sont converties. Les nouveaux adeptes sont des gradés de l’armée, de la police, etc., de même que des civils. La Tidjania se porte bien. Les plus grandes mosquées appartiennent à la Tidjania, tant à Brazzaville, à Pointe-Noire que dans les autres villes. Nous avons des écoles où des cours sont gratuitement dispensés à nos membres.

    Adam Kalia, responsable à l’organisation de la Fédération des Tidjanes du Bénin : C’est la première fois que nous venons en Algérie. Nous espérons que ce ne sera pas la dernière car je suis très comblé par ce séjour. En plus du colloque, nous avons effectué des visites qui m’ont impressionné, surtout le voyage à Aïn Madhi où le Cheickh est né. Pour un Tidjane, une telle visite rehausse sa foi. Je voudrais dire, au passage, que nous organisons chaque année un voyage à Kaolack pour célébrer le Maouloud. Avec les Tidjanes du Nigeria, nous louons un car pour nous rendre au Sénégal. Je souhaite que les frères burkinabè se joignent à nous pour qu’ensemble nous y allions.

    Pr Samba Dieng, université de Dakar : En venant, je m’étais fixé trois objectifs : scientifique, spirituel et politique. Sur le plan de la science, on a beaucoup appris sur la Tidjania et l’Islam. Nous avons visité près d’une vingtaine de sites, dont Aïn Mahdi, le berceau de la Tidjania. Sur le plan religieux, ce colloque a été un très grand moment de spiritualité. Nous étions aux sources vives de la Tidjania. Nous avons pu prier avec tous les saints. Nous avons visité beaucoup de zaouias où on nous a reçus en récitant le Coran et en nous retraçant l’historique des lieux.

    Sur le plan politique, je crois que c’est un moment décisif entre nos Etats et l’Etat algérien, qui peut être le point de départ d’une coopération multiforme et multidimensionnelle. Figurez-vous, quand j’étais à Laghouat, j’ai visité la bibliothèque et nous avons pu échanger des documents. Encore une fois, ce colloque a été un moment de très haute spiritualité, de découvertes scientifiques et de contacts fructueux.

    Les conditions de travail, il faut le dire, étaient cependant difficiles du fait que nous avons couvert des milliers de kilomètres et que les organisateurs étaient à une phase d’apprentissage. Cela n’enlève en rien au mérite de l’Algérie. Sur le plan de l’accueil, de grands efforts ont été consentis et nous devons féliciter les autorités algériennes, le président algérien en tête. Globalement le bilan est positif.


    En bref

    * Une délégation burkinabé de 6 membres a pris part au colloque, parmi lesquels Cheikh Mohamed Maïga II, guide spirituel de la Tidjania, Dr Oumarou Doukouré, président de Ihtihad Islami, El Hadj Souleymane Compaoré, secrétaire général de la Fédération des associations islamiques du Burkina et Pr Laya Sawadogo, universitaire, ancien ministre. L’ambassadeur du Burkina Faso en Algérie, Mamadou Sermé, a assisté à la cérémonie d’ouverture.

    * L’orthographe qui désigne la Tidjania se décline de mille et une manières selon les langues et les régions. Ces multiples formes d’écritures peuvent dérouter, et certains participants au colloque n’ont pas manqué de souhaiter qu’une harmonisation soit faite pour faciliter notamment les recherches scientifiques sur la confrérie.

    * L’arabe était la langue de travail du colloque. Aucune traduction simultanée et très peu de documents en français. Ce qui a posé d’énormes problèmes de compréhension pour les participants exclusivement francophones. L’abondante documentation qui circulait ne leur a donc pas été d’une grande utilité. Il est vrai que l’usage du français est très rare dans le sud de l’Algérie. Même les étudiants ne s’expriment qu’en arabe. Les fonctionnaires du ministère des Affaires religieuses ont eu le mérite de reconnaître les défaillances qui ont émaillé l’organisation et ont promis d’en tenir compte pour la prochaine édition prévue en principe dans deux ans.

    * Le Sénégal avait l’une des plus fortes délégations. Le président Wade a même dépêché un de ses conseillers, Mustapha Sissé, pour prendre part aux travaux. Le Maroc, lui, a décliné l’invitation. Une absence que les organisateurs n’ont pas souhaité commenter. Toujours est-il qu’elle traduit le climat de guerre froide qui existe entre Rabat et Alger. En tout cas, le colloque a tenté de mettre en évidence l’"algérianité" de la Tidjania, ce qui n’aurait sans doute pas fait plaisir à des officiels marocains.

    * Qu’est-ce que la Tidjania ? Voici comment la définit la Fondation islamique tidjania des Etats-Unis dans un document distribué au cours du colloque : La Tidjania est une voie soufi vers Allah, basée sur le Coran et les hadiths dont le chef spirituel est Cheikh Ahmed Tidjani (1737-1815).

    Par Mahorou KANAZOE Envoyé spécial

    LE Pays

    16ème édition du Mahoulid du Centre Islamique Cheick Ibrahim Sonta Hommage à Cheick Ibrahim Sonta

    II-128

    mercredi 9 avril 2008 par younouss

    Le Prophète (saw) restera un modèle à suivre pour toute l’humanité, mais particulièrement pour les Tidjanis. C’est dans ce cadre que la communauté Tidjani de la Zaouia Sonta a organisé le samedi 29 mars 2008 la 16ème édition du mahoulid et la Ziara au mausolée du Cheick Ibrahim Sonta au Centre Islamique d’Abobo PK 18.

    Ce Mahoulid 2008 a été particulier parce qu’il a été l’occasion de rendre hommage à Feu Cheick Ibrahim Sonta, le père du Calife général. Ainsi, la matinée du samedi 29 mars a débuté par la lecture complète du Saint Coran et de la Dalaïloul khayrat à la Zaouia du Centre Islamique du Cheick Ibrahim Sonta. Le centre était plein de monde ,en ce jour de maoulid. C’était aussi une matinée de recueillement et de souvenir à feu Cheick Sonta.C’était un homme austère amoureux de la tariqa Tidjaniya et du Prophète Mohammed (saw) . ’’C’est cette lumière mohammadienne qui a fait de lui l’homme pieux et doué de sagesse qu’il était’’, relataient l’ensemble de ses élèves. C’est pourquoi, selon eux, rendre hommage à cet homme qui a beaucoup fait pour l’épanouissement de l’islam , en général, en Côte d’Ivoire et de la tariqa Tidjaniya en particulier , n’est qu’un juste retour des choses. On notait pour la circonstance, la présence des diplomates marocains , algériens et des représentants des communautés de la sous région à cette cérémonie .C’est par des dou’as du khalife Sonta que cette manifestation a pris fin.

    Fané N’facoro

    Centre Islamique Cheick Ibrahim Sonta. : Accueil des pèlerins Tidjanis El Hadj Cheick Soufi Konaté : “Le Khalife Sonta un modèle et un excellent guide religieux…’’

    II-168

    jeudi 22 janvier 2009 par younouss

    La communauté Tidjane a organisé une réception à l’honneur de ses élus de Dieu le dimanche 11 janvier 2009 à la Zaouïa du Centre Islamique Cheick Ibrahim Sonta à Abobo PK18.

    Les hôtes de Dieu, les El Hadjs et les Hadjas étaient tous habillés de blancs pour la plupart. C’est aux environ de 15 heures qu’ils sont sortis. Ils étaient au nombre de 19 personnes, tous derrière le Cheick El Hadj Moustapha Sonta Khalife Général des Tidjanis en Côte d’Ivoire, leur guide spirituel. Ce sont des chants de louange et d’éloge pour magnifier Dieu et son Prophète (saw) qui les accompagnaient. A côté de cela, il y avait les différentes familles venues célébrer pour la circonstance les élus de Dieu en leur accordant un traitement particulier. Mais ce qui fait la particularité de cet accueil des pèlerins tidjanis 2008, c’est la spiritualité dans tous ces états avec le respect scrupuleux de la sunna et du Coran. Raison pour laquelle, les moukadams et les élèves Tidjanis ont commencé cette cérémonie par la lecture du Coran et de la Dalail Kayrat en guise de reconnaissance à Dieu pour ses bienfaits aux musulmans et à ceux de la tarîqa Tidjaniya quant à leur accomplissement parfaite du Hadj. Prenant la parole, le conseiller spécial du Khalife El Hadj Chérif Boubacar Ben SALAH a salué chaleureusement le public qui s’est joint à eux pour magnifier les pèlerins. Mais aussi il a demandé à Dieu d’accepter et d’agréer leur Hadj tout en renforçant leur foi. « En tant que les élus de Dieu, il est de notre devoir de vous célébrer, aussi vous demander des bénédictions afin que Dieu dans sa bonté infinie et pour l’amour de son bien Aimé (saw) puisse nous accorder le pèlerinage. Quant à nous il en est de même, nous prions pour qu’il vous éloigne de tout ce qui peut être l’objet de souillure de votre Hadj », a-t-il dit. El Hadj Almamy HaÏdara porte-parole des pèlerins a remercié le Khalife et le comité d’organisation pour l’honneur et l’accueil dont ils sont sujets. « Nous avons tous accompli les différents rites du Hadj en suivant notre khalife dans ses faits et gestes comme l’a recommandé le Prophète Mohammed (saw) », a-t-il signifié. En plus, il a fait savoir à l’assemblée que le Khalife a prié pour tous ses élèves sur les différents lieux sacrés du Hadj. Par ailleurs, la présence de Cheick El Hadj Soufi Konaté guide spirituel de la communauté musulmane Soufi en Côte d’Ivoire à cette cérémonie a donné une autre dimension spirituelle. En effet, les soufi venus massivement soutenir les frères les Tidjanis ont eu droit à certaines révélations ainsi que l’assemblée. Pour El hadj Cheick soufi Konaté « le Khalife Sonta est un modèle et un excellent guide religieux, car il est doublé d’humilité et de générosité ». C’est pourquoi, il a exhorté tous les Tidjanis à suivre de façon sincère la voie de leur guide et maitre. Aussi, a-t-il tenu remercié le Khalife pour tous les bienfaits à son égard lors du hadj surtout qu’il était à son premier Hadj. Notons que les diplômes de participation au hadj2008 ont été décernés à tous les 19 pèlerins. C’est autour d’un repas que la cérémonie a pris fin avec les bénédictions finales du Khalife Sonta.

    Fané N’facoro

     

    16ème édition du Mahoulid du Centre Islamique Cheick Ibrahim Sonta Hommage à Cheick Ibrahim Sonta

    II-128

    mercredi 9 avril 2008 par younouss

    Le Prophète (saw) restera un modèle à suivre pour toute l’humanité, mais particulièrement pour les Tidjanis. C’est dans ce cadre que la communauté Tidjani de la Zaouia Sonta a organisé le samedi 29 mars 2008 la 16ème édition du mahoulid et la Ziara au mausolée du Cheick Ibrahim Sonta au Centre Islamique d’Abobo PK 18.

    Ce Mahoulid 2008 a été particulier parce qu’il a été l’occasion de rendre hommage à Feu Cheick Ibrahim Sonta, le père du Calife général. Ainsi, la matinée du samedi 29 mars a débuté par la lecture complète du Saint Coran et de la Dalaïloul khayrat à la Zaouia du Centre Islamique du Cheick Ibrahim Sonta. Le centre était plein de monde ,en ce jour de maoulid. C’était aussi une matinée de recueillement et de souvenir à feu Cheick Sonta.C’était un homme austère amoureux de la tariqa Tidjaniya et du Prophète Mohammed (saw) . ’’C’est cette lumière mohammadienne qui a fait de lui l’homme pieux et doué de sagesse qu’il était’’, relataient l’ensemble de ses élèves. C’est pourquoi, selon eux, rendre hommage à cet homme qui a beaucoup fait pour l’épanouissement de l’islam , en général, en Côte d’Ivoire et de la tariqa Tidjaniya en particulier , n’est qu’un juste retour des choses. On notait pour la circonstance, la présence des diplomates marocains , algériens et des représentants des communautés de la sous région à cette cérémonie .C’est par des dou’as du khalife Sonta que cette manifestation a pris fin.

    Fané N’facoro

    Exhumation DU PÈRE DU KhALIFE SONTA MOUSTAPHA INTERVIEW Le Khalife SONTA Moustapha

    II-133

    mercredi 14 mai 2008 par younouss

    “Déplace mon corps de ce lieu, m’a dit mon père !” Incroyable mais vrai ! Un corps retrouvé intact 17 ans après son enterrement. Fait insolite ? Miracle de Dieu ? C’est pourtant ce qui s’est passé en 2007 plus particulièrement avec le corps de feu El Hadj N’guêrê, le père du Calife SONTA. Islam Info a décidé de s’intéresser à cet événément L’exhumation est un acte qui consiste à sortir de la tombe une personne décédée et de la déplacer vers un autre endroit pour certains et par nécessité d’enquête policière, surtout, pour beaucoup. Cet acte qui n’est pas fréquent dans nos communautés a lieu souvent même si c’est dans la discrétion.

    Un cas d’exhumation a retenu notre attention, c’est celle du cheikh Ibrahim SONTA, père du calife général de la tidjania en Côte d’Ivoire, le cheikh Moustapha SONTA. Cette exhumation a eu lieu en 2007,17 ans après le décès de son père. Pour en savoir plus, nous l’avons approché . Est-ce que l’exhumation est islamique ? et si elle doit avoir lieu, quelles sont les conditions à remplir ? En ce qui concerne l’exhumation, puisque c’est quelque chose que moi-même je n’avais jamais fait, il faut dire qu’en cas de force majeure, on peut faire l’exhumation. Parce que l’islam donne toujours des ouvertures quand il y a des cas de force majeure. Je considère ce cas qui me concerne, comme un cas de force majeure.

    Soyez plus explicite ! Je peux dire que si j’ai osé exhumer mon père, c’est parce qu’il y a eu, un événement qui m’y a poussé.

    Quel est cet événement ? Mon père, bien avant son décès, m’avait dit beaucoup de choses. Il m’avait préparé spirituellement. Et il m’avait même dit qu’après sa mort, lui et moi, resterions toujours en contact. Qu’il me guiderait de sa tombe. Qu’il me soutiendrait et qu’il ferait beaucoup de choses avec moi. Ce jour là, je lui ai posé la question de savoir comment cela était possible et comment cela pourrait se faire.

    Et quelle a été sa réponse ? Il m’a dit : “ Tu le sauras en temps opportun”. J’ai gardé ce souvenir en moi. Et quand il est décédé, il y a eu beaucoup d’événements extraordinaires qui se sont produits que je ne peux divulguer ici.

    Citez-nous en un peu tout de même. Le dernier cas m’a permis de voir mon père en rêve. Devant sa tombe à Williamsville. Il est sorti de sa tombe en songe, et il m’a dit : “ Il est temps que tu m’enlèves de ce lieu pour aller m’enterrer à notre Mosquée au PK 18. Est-ce que tu as compris ?”. J’ai répondu : « oui ». Et il a insisté. Je me suis réveillé et le matin je me suis dit : que faire ? Car chaque fois qu’il me dit quelque chose en rêve, cela se réalise. Chacune de ses apparitions en rêve est un message. Et les choses se passent textuellement, comme il me l’annonce dans les rêves même pour des cas de décès. Pour moi, il s’agissait d’un ordre à exécuter.

    Qu’avez-vous fait dans l’immédiat ? Je suis allé me confier à ma mère (paix à son âme) et je lui ai demandé des conseils. Elle m’a dit : « Tu connais bien ton père, c’est un ordre qu’il t’a donné. Ce n’est pas mon souhait que tu l’exhumes, mais puisqu’il te l’a demandé, il faut l’exécuter. » C’est à partir de ce jour que j’ai entrepris les démarches officielles aux fins d’opérer l’exhumation et l’enterrer dans notre mosquée. Cela a pris du temps, mais les papiers ont été signés à la fin.

    Combien de temps ont duré les démarches ? Elles ont duré trois ans. Les premières démarches n’ont pas abouti : on m’avait demandé des papiers que je n’avais pas. La deuxième démarche a été plus fructueuse. Revenons au miracle. Il parait que vous avez trouvé le corps de feu El hadj Guêrê intact, alors qu’il est décédé depuis le 31 janvier 1990. C’est-à-dire depuis 17 ans ? Qu’en est-il réellement ? Sachez que je suis beaucoup gêné de relater cette histoire dans la presse, c’est pourquoi, j’ai gardé le silence jusqu’aujourd’hui. Effectivement, c’est une équipe spécialisée d’IVOSEP qui est venue réaliser l’opération, il y a eu également deux policiers. Quand ils ont ouvert sa tombe, le corps était intact.

    Vous ne l’aviez pas momifié ? Pas du tout, nous ne pouvions le faire. Il est décédé un mercredi, et il a été enterré le jeudi, c’est-à-dire le lendemain.

    Pouvez-vous nous donner de plus amples détails ? On a trouvé le corps entier, j’étais si ému, je n’en revenais pas ! Les gens d’IVOSEP non plus !

    Qu’est ce qui peut amener un corps à être conservé longtemps après un enterrement depuis 17 ans ? C’est la volonté de Dieu. Il donne ce qu’Il veut à qui Il veut. Et je pense que ce n’est pas la première fois que cela survient. Nous avons eu d’autres cas en Côte d’Ivoire.

    Avez-vous des exemples précis ? J’ai appris deux cas de ce genre. Le premier est celui de la famille MEDOUNE CISSE à Treichville. Le corps du vieux MEDOUNE CISSE a été retrouvé intact 10 ans après son enterrement ; j’ai également appris qu’à l’intérieur du pays, un défunt aurait dit à son fils de l’exhumer, car il avait été enterré entre deux hypocrites. Le fils se serait rapproché des imams qui lui auraient dit d’exhumer son père. Et on aurait retrouvé le corps intact.

    Ce phénomène est-il réservé aux élus de Dieu ? C’est possible, mais Dieu accorde à chacun ce qu’Il veut. Par ailleurs, concernant les élus de Dieu, il ne faut pas croire que c’est seulement ceux qui prient beaucoup qui peuvent être des élus de Dieu. On peut être en veste et pantalon et être un élu de Dieu. Dieu donne ce qu’II veut à qui Il veut et comme Il veut.

    Avez-vous fait des photos ? Oui, nous avons fait des photos avec l’appareil cellulaire, mais la nuit mon père est intervenu auprès de celui qui l’a fait, en rêve et lui a demandé qu’il préfère que ce dernier efface la photo. Ils sont venus me voir et je leur ai dit de l’effacer puisque l’âme de mon père le voulait ainsi. Propos recueillis par kemebrama@hotmail.com


    Abobo PK18 Cérémonie de bénédiction.

    II-144

    vendredi 8 août 2008 par younouss

    La fête de la pintade célébrée à la Zaouia Sonta. La communauté tidjane d’Abobo PK18 a organisé une cérémonie de bénédiction à l’occasion de l’anniversaire de l’Ascension du Prophète Mohammed (saw), le jeudi 31 juillet 2008, au Centre Islamique Cheick Ibrahim Sonta à Abobo pk18.

    Le mois de Rajab est l’un des grands mois du calendrier lunaire islamique. C’est au cours de ce mois que le Prophète (saw) a effectué le voyage nocturne. Ce voyage renferme beaucoup de mystères et de bienfaits . On peut citer comme bienfait les cinq prières canoniques. La cérémonie de ce jour « est une tradition chez la communauté tidjane de PK18, et ce, depuis le grand maître Cheick El hadj Ibrahim Sonta dit ladji N’Guêrê », a dit Chérif Ben SALAH Boubacar conseiller spécial du khalife Sonta . C’est pourquoi, le khalife général des Tidjanis en côte d’Ivoire, le Cheick El hadj Moustapha Sonta a invité les uns et les autres à doubler d’effort en faisant beaucoup de zikrs et prières mais également en faisant preuve de générosité envers soi-même, la famille, les voisins, les orphelins, les veuves, les nécessiteux et l’entourage. Il a exhorté l’auditoire à célébrer dans la piété, l’Ascension du Messager de Dieu en faisant des bénédictions. C’est une foule nombreuse qui est venue assister à cette cérémonie de bénédiction communément appelée ’’la fête de la pintade’’. La paix en Côte d’Ivoire et le bonheur des ivoiriens ont été le centre d’intérêt des bénédictions. Notons que toute l’assemblée a prié pour le Khalife SONTA afin que Dieu lui accorde longue vie, la quiétude et une santé de fer dans la lumière mohammadienne.

    Fané N’facoro

    Maki FAMANTA (Moukadam, Secrétaire particulier du Calife Sonta) :

    II-133

    mercredi 14 mai 2008 par younouss

    “Le corps n’émettait aucune odeur !” Nous étions mobilisés dans l’attente du corps . Le cortège comprenant le Cheick Sonta , le corbillard et le policier est arrivé. Entre temps, nous avions appris l’information par le Cheick qui nous avait appelé. Lorsque le corps est arrivé, nous l’avons accueilli à trois et stupéfaction, il était intact et n’émettait

    aucune odeur. Beaucoup de personnes présentes l’ont constaté et ont prononcé la chaada. C’est un fait qui en mon sens mérite qu’on s’y attarde . J’ai même appelé les personnes présentes pour en faire le constat. C’est ainsi que nous l’avons transféré dans sa nouvelle tombe. Kemebrama@hotmail.com


    Le Mahoulid en France (Paris) Une organisation exemplaire

    II-132

    mercredi 7 mai 2008 par younouss

    Le Cheick El hadj Moustapha Sonta, Khalife Général des Tidjanis en Côte d’Ivoire est en France où il a pris part à la célébration du mahoulid de sa zaouia de Paris. Pour la circonstance, le khalife a animé une conférence à la mosquée de Gennevilliers sur le thème ’’les origines de la Tidjaniya et ses bienfaits’’. Cette invitation du Khalife s’inscrit dans le cadre de la propagation de l’islam en général et de la Tidjaniya en particulier. Il a aussi effectué une visite à Lyon le vendredi 2 mai et à Trappes le samedi 03, pour une séance de Zikr collectif (le wazifah et le hadratoul djoumoua). Nous l’avons joint au téléphone et voici l’intégralité l’entretien du khalife.

    Vous séjournez depuis le jeudi à Paris, précisément à Gennevillers, qu’est-ce qui explique cela ? Calife Moustapha Sonta : Je suis à Paris et précisément à la mosquée de Gennevilliers où j’ai animé une conférence. Il faut signifier que cela s’inscrit dans le cadre du Mahoulid que les membres de la Zaouia ont organisé.

    Est-ce la suite de la célébration du Mawlid 1429 hégire ? C.M.S : Absolument, après le Mahoulid d’Abidjan nous avons été invités à Paris par les membres de ladite Zaouia. Donc, c’est une suite du Mahoulid.

    Comment le Mahoulid est-il célébré à Paris ? C.M.S : Le Mawlid à Paris, est très bien célébré. Tout comme à Abidjan, il s’est bien déroulé mais de façon particulière. C’est-à-dire que l’organisation a été parfaite à tous les niveaux. Aussi, avions-nous des invités de marques et une très forte délégation ivoirienne, sénégalaise, française et autre.

    Comment est organisée la communauté ivoirienne à Paris ? C.M.S : La communauté musulmane ivoirienne à Paris est bien organisée. Cest est un signal fort que nous présente la communauté musulmane ivoirienne à Paris. (…). Il est temps de nous mettre au travail pour une meilleure organisation de notre communauté en Côte d’Ivoire. Ibrahima Doukouré (radio Al Bayane)

    Coll. Fané N’facoro

    La Fondation Tidjanie de Bienfaisance en action :

    II-129

    jeudi 17 avril 2008 par younouss

    Pour montrer que la solidarité est une marque spirituelle et un moyen efficace pour atteindre la face de Dieu, la Fondation Tidjanie de Bienfaisance (F.T.B) a organisé une conférence-débat le samedi 05 avril 2008 à l’hôtel Ibis- plateau sur le thème ’’la spiritualité et la solidarité en islam’’.

    La conférence-débat animée par M.Malal N’DIAYE conseiller en communication du Cheick Abdul Mutalib, petit-fils du Cheick Ahmad Tidjani, responsable de la Tidjaniya en Afrique subsaharienne, a montré avec aisance que la spiritualité et la solidarité sont complémentaires. Selon lui la solidarité est la matérialisation de la pratique spirituelle. Elle est la manifestation de l’acte divin que pose le croyant dans le but de se parfaire et d’atteindre la face de Dieu. En plus, il a exhorté les musulmans surtout les Tidjanis à être solidaires tout en faisant preuve de générosité et de bonté. Cela signifie qu’en plus de leurs prières canoniques et surrérogatoires, ils doivent être bons et généreux pour entrer dans la maison de la spiritualité où l’âme acquiert la tranquillité. Pour lui, la solidarité doit être le vécu quotidien de tous les musulmans parce qu’elle faisait partie du noble caractère du Prophète (saw). Faire du bien pour autrui ne fait qu’élever l’homme spirituellement. C’est en cela qu’il faut être « boosté par le désir du divin ». Cette conférence-débat a été d’une grande richesse aussi bien pour le public que pour les organisateurs. Ainsi avec le jeu des questions-réponses le conférencier a éclairé la lanterne de son auguste assemblée sur la Tidjaniya qui est une voie spirituelle d’excellence où l’on ne se nourrit que de l’amour de Dieu et de son Prophète (saw) en suivant le comportement de celui-ci par le partage, la générosité et la bonté envers autrui. Prenant la parole le Vice-P.C.A de la fondation, M.Dramane Konaté, s’est réjoui du fait que l’objectif premier de la fondation soit de partager. Autrement dit, cela doit s’accompagner d’un élan d’amour et de générosité. Après avoir remercié M. Malal pour sa disponibilité et son sens du partage, il a fait connaître au public les buts poursuivis par la fondation qui sont entre autres : créer un cadre de fraternité, de solidarité et d’entraide entre les hommes ; promouvoir la dignité humaine ; permettre aux nécessiteux de se prendre en charge de façon définitive et aussi aux personnes à faibles revenus d’accéder, dans les meilleures conditions possibles, aux soins de santé. Cette cnférence-débat a enregistré la participation du Cheick aïma Boikary Fofana président du Cosim. Il a félicité et encouragé les membres de la fondation pour les différentes actions humanitaires qu’ils posent en faveur de la communauté musulmane. Ce sont les mots de remerciement et les bénédiction du Khalife Général des Tidjanis en Côte d’Ivoire, le Cheick El hadj Moustapha Sonta, suivis de la dédicace du dernier ouvrage du conférencier intitulé ’’Tidjaniya en question’’, qui ont mis fin à cette cérémonie.

    Fané N’facoro

    RENCONTRE DE FEZ

    mercredi 15 août 2007 par Sounkalo KONE

    Le Calife général des Tijanis en Côte d’Ivoire, le Cheick Moustapha Sonta de retour de Fez au Maroc a tenu à informer les Ivoiriens des recommandations issues du forum international qui s’est tenu du 27 au 30 juin 2007.

    La Côte d’Ivoire y était représentée par une forte délégation de 19 membres comprenant outre les Tijanis, le Cheick Boikhary Fofana, président du COSIM et l’Imam Idriss Koné Koudouss, président du CNI. En vue d’informer l’ensemble des Tidjanis, les musulmans en général et la communauté nationale des recommandations du forum international de Fez, le Calife Général a animé une conférence de presse à la salle des mariages de la mairie d’Adjamé, le samedi 16juillet 2007 aux environs de 15h, en présence du représentant du Cheick du COSIM, l’Imam Cissé Djibroulah et l’Imam Abas Cissé représentant le président du CNI. L’Ambassadeur du Maroc était représenté par M Hadj Mahamal. Au cours de son exposé, Le Cheick Sonta, a indiqué que le forum des affiliés à la Tarîqa tijania était ouvert à toutes les sommités. La cérémonie était placée sous le patronage de sa majesté le Roi Mohamed VI, et organisée par le Ministère des Habous et des Affaires Islamiques. Les travaux de cette manifestation internationale religieuse se sont articulés autour de plusieurs thèmes. Les thèmes du forum selon le Calife Général ont porté principalement sur « la personnalité du Cheick Pieux et érudit Sidi Ahamed Tijani ; la tarîqa Tijania, caractéristiques et spécificités ; le rôle socio-économique de la Tarîqa Tijania en Afrique ; le rôle de la Tariqa Tijania dans la consolidation des liens entre le Maroc et les pays subsahariens et la Tarîqa Tijania et son rôle dans la propagation de la culture de la paix ». Il a rappelé la contribution du Maroc par ses initiatives dans le renforcement de toutes sortes de liens et de rapprochement avec ses pays frères pour fortifier l’éthique de l’Islam face aux défis d’aujourd’hui. Selon lui, cette attitude est un modèle à suivre pour le maintien de la paix et la solidarité fraternelle entre les nations. Deux grands exposés ont été faits par le Cheick Ibrahim Mahmoud Djob du Sénégal et Dr Othmane Taher Boutchi du Nigéria. La Tarîqa Tidjania a été fondée par Abou Al Abbes Ahmed ben Mohammed Salem Al Tijani né en 1150 de l’hégire soit 1737 de l’ère grégorienne. Il a fait remarquer que le roi du Maroc, son Eminence Mohammed VI, Amir Al Mouminine a dit que le royaume du Maroc est fermement déterminé à demeurer fidèle au patrimoine spirituel et civilisationnel qui est le sien et également soucieux de rester ce « pays paisible qui tient lieu de pôle de la Tarîqa Tijania ». Cette Tarîqa est une confrérie soufie, fondée sur l’engagement à appliquer les préceptes de la charia, à suivre les enseignements du Prophète Mohammed (SAW) et à quêter l’éducation spirituelle et la purification de l’âme. Ce qui lui a valu, une large adhésion à la doctrine religieuse pure qui est la sienne par l’entremise des oulémas et d’autres personnes. Pour le Cheick Sonta le Cheick Ahmed Tijani reste un modèle de croyant dévolu. Il a rassuré la presse et les nombreux invités sur les orientations des initiatives des Tijanis : la fondation, la construction d’un centre de santé et la création d’un site web. La cérémonie a pris fin par des bénédictions et un cocktail.

    Yahaya Dosso

    Achoura 1430/2009 à Abobo PK18

    II-167

    jeudi 15 janvier 2009 par younouss

    Pour réussir l’année voici les recettes L’Achoura symbolisant le nouvel an musulman 1430 a été célébré le mercredi 07 janvier 2009 au Centre Islamique Cheick Ibrahim Sonta à Abobo pk18.

    Achoura jour de jeûne et jour symbolique pour les musulmans du monde mais plus particulièrement pour les tidjanis de Côte d’Ivoire, il est le 10ème jour du premier mois lunaire (Mouharam). C’est le jour au cours duquel Dieu a fait plusieurs miracles et sauvé pratiquement tous les Prophètes éprouvés tel Adam, Ibrahim, Moussa, Nouhou, Yunus, Ayub pour ne citer que cela. Raison pour laquelle la communauté tidjanis donne une importance particulière à ce jour en faisant les prières, les zikrs, les lectures du Coran et de la Dalail Kayrat depuis le 1er jour de Mouharam jusqu’au 10ème pour bénéficier des valeurs spirituels d’Achoura et ce pendant toute l’année en cours. En ce jour béni d’Achoura de l’an 1430 hégire, à la Zaouia du Centre Islamique Cheick Ibrahim Sonta une séance de Zikr et de bénédiction a été dirigée par le Cheick El Hadj Moustapha Sonta Khalife Général des Tidjanis en Côte d’Ivoire. Pour les tidjanis, cette séance de Zikr et de bénédiction permet de démarrer la nouvelle année en symbiose, en harmonie avec le Tout Puissant en lui demandant pardon, aide et assistance. Pour la circonstance, le Khalife Général a fait une intervention demandant à tous les tidjanis d’être généreux envers eux-mêmes, leurs familles et leurs entourages. Aussi, a-t-il interpellé les plus nantis en ces termes : « Ayez pitié de vos frères et sœurs musulmans qui vous entourent. Que ceux qui ont des moyens fassent un geste de bienfaisance à ceux qui n’en ont pas car cela fait évoluer l’homme spirituellement ». à la communauté musulmane et pour le pays, il a formulé des bénédictions de paix, d’entente et de stabilité dans tous les domaines. Selon lui, l’an 1430 hégire est l’année du Prophète Idrissa (as). Pour le Khalife, c’est une année de prospérité et d’abondance dans tous les domaines d’activité. C’est une année ou les gens vivront heureux, c’est-à-dire qu’ils ne connaitront pas de problème de famine. A contrario, il a signifié également que l’année sera marqué par beaucoup de maladies infantiles et de maux de ventre des femmes. Alors, que chacun prenne soin des enfants et fasse un suivi médical en cas de maladie. Pour obtenir les bienfaits de l’année, le Khalife a recommandé aux hommes, aux femmes et mêmes aux enfants de faire le sacrifice comme suit : pour les hommes, c’est une somme de 250 Fcfa à 2 500 Fcfa ; les femmes de 200 Fcfa à 2 000 Fcfa et les enfants de 100 Fcfa à 1 000 Fcfa. Quant aux plus nantis, ils doivent faire le sacrifice suivant : un mouton, du tissu, du lait, du riz et quelques grammes d’or (le tout en sacrifice). La cérémonie s’est achevée par des bénédictions du khalife général.

    Fané N’facoro